RSE Inside : l'architecte des démarches RSE
Démarches écologiques, bien-être des salariés, bilan carbone, certifications... si les bonnes volontés des entreprises sont là, il n'est pas toujours facile pour elles de savoir comment appréhender la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale). Pourtant, cet acronyme, aujourd'hui langage courant dans le milieu économique, est devenu un passage obligé pour les entreprises qui veulent aller de l'avant et rester attractives.

«Dans
80% des cas, les entreprises font des actions responsables sans les
étiqueter 'RSE'» explique
Virginie Crédoz, directrice de RSE Inside, créé fin 2021 au sein
du Groupe IRD. Si ces actions relèvent pour certaines du bon sens –
faire attention à sa consommation d'électricité ou d'eau,
optimiser les déplacements des collaborateurs... –, il ne faut pas
pour autant oublier de les structurer. Depuis trois ans, RSE Inside
accompagne donc les dirigeant(e)s de PME-PME et ETI régionales dans
la mise en place d'un plan d'actions en matière de RSE, adapté à
leur situation et à leurs ambitions, quelque soit la taille de
l'entreprise ou son secteur d'activité et ce, sur l'ensemble des
Hauts-de-France.
«Structurer la démarche pour progresser»
«Au
début de la création de RSE Inside, il fallait beaucoup de
pédagogie sur ce qu'étaient les démarches sociales et sociétales.
Aujourd'hui, les entreprises nous appellent ou nous recommandent.
Chaque cas est
différent : l'entreprise peut par exemple devoir répondre à un
référentiel de type ISO 26 000 ou B-Corp, se positionner sur un
marché public ou répondre à la demande d'un fournisseur, ou bien
elle a tout simplement envie de se lancer d'elle-même dans une
démarche RSE. Dans tous les cas, il est indispensable de
structurer.»
En
plus de ses huit salariés, RSE Inside s'appuie sur un réseau d'une
vingtaine d'experts autour des thématiques RSE : labellisations,
analyse de cycle de vie, achats responsables, économie circulaire,
bilan carbone... «En
rencontrant les dirigeant(e)s ou le référent RSE, on réalise un
état des lieux et on réfléchit, avec les entreprises sur leurs
attentes mais aussi celles de leurs parties prenantes internes comme
externes. Chacun avance à son échelle»
poursuit-elle. Parfois, RSE Inside peut mener jusqu'à 10 jours de
diagnostic, dans l'objectif d'établir une «matrice de matérialité»,
avec des actions prioritaires à établir pour progresser. Mais
attention, Virginie Crédoz insiste : «Il
ne faut pas être hors sol. Tout dépend du secteur d'activité et
c'est important d'établir une trajectoire à court, moyen et long
terme.»
Les
salariés en quête de RSE
Mais
en ces temps compliqués pour les entreprises, les TPE, PME/PMI
sont-elles en capacité financière de se lancer dans des démarches
RSE ? «C'est forcément
un budget mais il y a de nombreuses aides pour les entreprises, par
exemple via les Opco ou des organismes comme bpiFrance qui prend en
charge 40% du diagnostic bilan carbone. Même si les dirigeant(e)s
ont parfois du mal à voir l'intérêt de l'investissement dans la
RSE, les salariés ont envie de progresser et cela rend l'entreprise
attractive. Mettre en place la RSE ne coûte pas forcément cher.»
Par
contre, ce qui reste indispensable, c'est l'incarnation de ces
projets. C'est de ce côté que le bât blesse pour les petites
structures qui n'ont pas la possibilité d'avoir un référent RSE.
Depuis un an, RSE Inside donc a mis en place le «RSE à temps
partagé» : «nos
experts sont mis à disposition des entreprises et deviennent des
relais. Il est important de créer des indicateurs mais surtout
d'avoir un collaborateur, interne ou externe, référent dans
l'entreprise. Si les politiques ne sont pas structurées, on peut
vite s'y perdre»
conseille Virginie Crédoz. En trois ans, RSE Inside a ainsi mené
une centaine de missions partout en Hauts-de-France. Et planté
plusieurs graines dans cet indispensable chemin vers une économie
plus responsable et... soutenable.