Agriculture

Nicolas Pérotin, réélu à la tête de la Chambre d’agriculture de la Meuse

La Chambre d’agriculture de la Meuse est la première du Grand Est à avoir organisé l’élection du président et de son bureau qui a eu lieu le 20 février à Issoncourt, à deux pas de la gare TGV Meuse et en présence du préfet, Xavier Delarue. Réélu, Nicolas Pérotin appelle à l’unité et à l’action… avant de se rendre au salon de l’agriculture le 26 février pour la journée Meuse.


© Alexandra MARQUET. Nicolas Pérotin réélu à la tête de la Chambre d'agriculture en présence du préfet, Xavier Delarue.
© Alexandra MARQUET. Nicolas Pérotin réélu à la tête de la Chambre d'agriculture en présence du préfet, Xavier Delarue.

La percée nationale de la Coordination rurale n’aura pas eu d’incidence sur l’élection en Meuse du président Nicolas Pérotin, réélu à une écrasante majorité. Et pour cause, la liste d’union FNSEA et Jeunes Agriculteurs est arrivée en tête et s’est imposée en Meuse… de justesse (44 % contre 39 % pour la coordination rurale), malgré une perte de vitesse observée sur l’ensemble du territoire français. «L’affaiblissement de la FNSEA n’est pas une bonne nouvelle avec une profession divisée. Les élections ont eu lieu dans un contexte particulier après une année difficile en termes de rendement, de crise sanitaire et avec une instabilité politique. Il y a beaucoup d’anxiété et d’inquiétude, mais je dois dire que nous ne trouverons pas de consensus en voulant renverser la table. Nous devons rediscuter la défense de nos intérêts, être unis dans les dossiers et surtout argumenter autour des priorités que sont les revenus des agriculteurs ou encore la question centrale de la transition écologique», analyse Nicolas Pérotin. La première ambition sera de remettre l’agriculture au centre du débat. Le sénateur Franck Menonville suit d’ailleurs de près le projet de loi «Souveraineté alimentaire et agricole» dont il est le co-rapporteur avec Laurent Duplomb et qui a été adopté à une large majorité à l'Assemblée nationale puis au Sénat le 20 février.

Salon de l’agriculture et colloque sur l'attractivité des éleveurs au programme

Passer du discours à l’action, c’est la volonté du président Pérotin qui s’appuiera sur un bureau renouvelé à 50 %. «C’est important d’avoir des jeunes et des plus expérimentés pour une action qui s’engage sur une longue période de six années.» Tous devront être présents sur le terrain et aller au contact de «tous les agriculteurs, ceux qui nous connaissent et ceux qui nous connaissent moins.» Au-delà des missions de service public ou encore d’accompagnement personnalisé, la Chambre devra s’engager «dans le renouvellement des générations.» C’est d’ailleurs dans ce cadre que la chambre d’agriculture organisera avec ses partenaires un colloque autour de l’attractivité du métier d’éleveur le 7 mars prochain. À l’heure où le nombre d’éleveurs baisse inéluctablement en Meuse, comme sur le plan national, et où la profession est frappée par les conséquences sanitaires et économiques de la fièvre catarrhale ovine (FCO), ce rendez-vous vise à donner des clefs à la future génération qui a d’autres préoccupations en leur présentant une vision plus prospective, de nouvelles organisations sans oublier d’aborder la question cruciale du financement et des capitaux lourds à lever. Si dans ce département, la polyculture a un potentiel limité, la valeur ajoutée se fera par l’élevage. «Les femmes ont un rôle central à tenir», prévient Nicolas Pérotin, «tout comme les salariés, car tout ne repose pas sur les exploitants.» Rendez-vous pris le 7 mars prochain. Et en attendant, l’ensemble de la profession se retrouvera au salon de l’agriculture qui se tiendra du 22 février au 5 mars prochain à Paris. Nicolas Pérotin se réjouit de la présence, depuis plusieurs années déjà, du stand Meuse porté par le département qui «met en avant l’agriculture, sa diversité, ses produits mais aussi la nécessaire diversification des jeunes qui sont là aussi pour redorer l’image de la profession.»

Une enveloppe de 50 000 euros 
«Anticiper» est le mot d’ordre, selon le président Nicolas Pérotin qui a rappelé l’importance de la vaccination. Lors de la cession organisée le 20 février à Issoncourt, une enveloppe de 50 000 euros a été votée pour 2025,  dans le cadre de l’accompagnement à la vaccination de la crise sanitaire et de ses conséquences en termes de surmortalité.