L'entreprise Biolabo en pleine expansion

Biolabo, entreprise située dans l'ancienne sucrerie de Maizy, entre Soissons et Reims, n'en finit pas de s'étendre depuis plusieurs années. Ce fabricant de réactifs pour les analyses de biochimie et coagulation s'est étendu au fil des ans, recrute et exporte ses produits à l'international dans plus de 80 pays.

Alain Ngouoto, sous-préfet de Laon avec Antoine Bianchi, administrateur de Biolabo.
Alain Ngouoto, sous-préfet de Laon avec Antoine Bianchi, administrateur de Biolabo.

C'est une petite société qui n'en finit pas de monter. Et un champion de l'export puisque 98% de sa production est vendue à l'étranger, dans plus de 80 pays à travers le monde. Biolabo, fondée par Pierre Charpentier, en 1979 à Paars, était à l'origine spécialisée dans les produits d'amélioration cellulaire. Elle ne finit pas de monter et progresser depuis. C'est aujourd'hui un groupe de trois sociétés avec Biolabo dans l'Aisne, BPC en Italie et Abliance à Compiègne (Oise). En 2003, l'entreprise déménage à Maizy où elle prend place dans l'ancienne sucrerie et procède à une extension en 2008.

«Jean-François Charpentier devient PDG en 2012, l'entreprise n'est alors qu'une société locale, et elle devient un groupe européen en 2014 avec l'acquisition d'Abliance et en 2016 avec celle de BPC, un nom connu dans le monde du diagnostic, relate Antoine Bianchi, administrateur de Biolabo Group, à l'occasion d'une visite d'Alain Ngouoto, sous-préfet de l'arrondissement de Laon. Avec BPC, cela nous permet d'offrir une solution complète et seulement une douzaine de groupes à l'échelle mondiale maîtrisent la fabrication des analyseurs et des consommables».

57 salariés dans le groupe

Biolabo vend aujourd'hui ses réactifs de biologie médicale et ses analyseurs un peu partout dans le monde. À tel point que ses effectifs grandissent : de sept salariés en 2003 à 32 salariés en 2025 pour l'entreprise Biolabo et 57 salariés au total pour le groupe. Ils bénéficient en France de la semaine de 4 jours mise en place une semaine sur deux. 

En 2021, Jean-François Charpentier a ouvert le capital de l'entreprise à ses managers. «Nous avons tous traversé ensemble la crise Covid, Jean-François a vu qu'il y avait une équipe solide autour de lui et il avait cette idée en tête depuis un moment en se disant que d'être manager c'était bien mais que de devenir associé, c'était encore autre chose, explique Julien Butet, directeur général de l'entreprise. Il a proposé à une dizaine de managers français et italiens d'injecter de l'argent dans l'entreprise, pour 6% des parts au total». La gouvernance de l'entreprise a également été renforcée avec la création d'un conseil d'administration.

Antoine Bianchi et Julien Butet, administrateur et directeur général de Biolabo.

Devenir un leader international du diagnostic

L'avenir pour Biolabo réside dans la capacité à devenir un leader international du diagnostic. Le groupe bien positionné à l'international a pris une participation dans ABD en Algérie en 2023. «Nous sommes bien positionnés en Algérie mais aussi présents au Moyen-Orient, en Afrique sauf dans l'ouest, et jusqu'en Asie», développe Antoine Bianchi. Biolabo réalise un chiffre d'affaires de 7 millions d'euros et de 10 millions d'euros à l'échelle du groupe.

L'entreprise cherche d'ailleurs régulièrement à recruter de nouveaux collaborateurs même si elle souffre parfois d'un manque de visibilité à Maizy. «Quand on veut recruter des postes techniques, c'est compliqué mais nous travaillons bien avec France Travail avec qui nous avons mis en place la méthode MRS (méthode de recrutement par simulation) et nous attirons tout de même des candidats venant de Reims, de l'Ile-de-France ou de Compiègne», note Antoine Bianchi. Elle a recruté cinq salariés en CDI et un en CDD en 2024. Et elle recherche des opérateurs en conditionnement, un technicien de fabrication et un technicien en contrôle qualité. Le signe d'un certain dynamisme.