Au Havre, ADF Vallée de Seine veut gagner en visibilité

Spécialiste de la maintenance industrielle, ADF Vallée de Seine recrute. L'entreprise était présente aux Emplois en Seine les 13 et 14 mars au parc des expositions de Rouen.

ADF Vallée de Seine a profité du stand de NAE pour se montrer aux demandeurs d'emploi. Matthias Durand (au centre) et Jérôme Baray (à droite), ont accueilli de nombreuses personnes. © Aletheia Press / B.Delabre
ADF Vallée de Seine a profité du stand de NAE pour se montrer aux demandeurs d'emploi. Matthias Durand (au centre) et Jérôme Baray (à droite), ont accueilli de nombreuses personnes. © Aletheia Press / B.Delabre

Difficile de recruter ? C'est devenu un poncif dans le milieu industriel. Mais quand en plus on est sous-traitant de grands groupes et que l'on manque de visibilité, c'est encore plus vrai. C'est ce constat que fait ADF Vallée de Seine, installé au Havre. Et c'est pour cela que la business unit d'ADF, spécialisée dans la maintenance industrielle était présente les 13 et 14 mars au salon Emplois en Seine à Rouen. Et ce, sur le stand du cluster de l'aéronautique et de la défense de Normandie, NAE.

"C'est un vrai avantage", insiste Jérôme Baray, responsable des ressources humaines, qui rappelle qu'ADF Vallée de Seine travaille aussi dans l'industrie pétrochimique, chimique, pharmaceutique, agroalimentaire, et le portuaire. "Le fait d'être présent au forum, et en plus sous la bannière NAE, nous permet effectivement de récupérer, je pense, des candidats qu'on n'aurait pas forcément vu en temps normal."

La maintenance pour tout secteur industriel

D'autant que la filière aéronautique-aérospatiale est l'une de celles qui fait le plus rêver. Elle a en tout cas meilleure presse que la chimie ou la pétrochimie par exemple. "En plus, en ce moment, l'aéronautique se porte plutôt bien et pour le spatial, le décollage d'Ariane 6 la semaine dernière amène une certaine visibilité. Cela attire forcément les gens", témoigne Matthias Durand, responsable de contrats pour les filières aéronautique et aérospatiale chez ADF Vallée de Seine.

Cette porte d'entrée "par les airs", permet en tout cas à l'entreprise de maintenance d'alimenter ses riches effectifs. La filiale du groupe ADF compte en effet 350 collaborateurs en Normandie et en région parisienne. À Rouen, elle est venue recruter des profils centrés sur la mécanique et l'électro-mécanique, la partie méthode ainsi que le management avec des postes de responsables de contrats de maintenance.

"Ce qui fait notre force, c'est qu'aujourd'hui, une personne qui intervient dans l'aéronautique peut intervenir dans l'agroalimentaire, dans la chimie, la pétrochimie et ce sont des manières de travailler complètement différentes" relève Jérôme Baray. Un atout aussi dans l'offre apportée à la clientèle, qui attend de ses maintenanciers qu'ils soient force de proposition. "On est là pour amener des solutions, résoudre les problèmes et simplifier les démarches des industriels, insiste Matthias Durand. On sait aller chercher les bons partenaires". Et la diversité de clients et de compétences, "permet d'amener le bon de l'un chez l'autre".

Formation, apprentissage et féminisation

Rendre plus visible l'entreprise ne résout pas tout. Les recrutements restent compliqués. "Sur le bassin d'emplois du Havre, nous recherchons tous les mêmes profils, au même moment. Et cela s'accompagne d'une surenchère de salaires", constate encore Jérôme Baray. Alors, comme d'autres, ADF Vallée de Seine mise sur l'apprentissage et la féminisation de ses équipes. Une quinzaine d'alternants sont intégrés chaque année via des écoles partenaires avec l'espoir de les voir aboutir en CDI. Et si les femmes ne représentent que 5 % des effectifs, ce taux évolue doucement. "Ces derniers mois, on a réussi à embaucher deux électro-mécaniciennes et une chaudronnière", se félicite le responsable RH.

Reste ensuite à fidéliser les salariés… Le taux de turn-over, même s'il a doublé l'an dernier sous la pression du marché de l'emploi, était en moyenne de l'ordre de 3,5% ces dernières années. Cela passe principalement par une politique d'évolution en interne. Si 80 % des formations sont liées à des habilitations, le reste est consacré à des formations "métier" pour permettre la montée en compétences des collaborateurs. "Et puis faire en sorte que sur des métiers extrêmement techniques, on soit toujours en capacité d'apporter le meilleur service aux clients", conclut Jérôme Baray.

Pour Aletheia Press, Benoit Delabre