Shar’eau, un jeu de société pour sensibiliser aux enjeux de l’eau
En complément des ateliers de sensibilisation aux enjeux de l’eau dans le monde que l’équipe anime déjà, la start-up Lilaéa lance un jeu de société coopératif baptisé «Shar’eau», jeu de mot issu de l’anglais to share, partager.

«Shar’eau» est le nom du jeu de société inventé par l’équipe de la start-up Lilaéa installée à Crécy-au-Mont dans l’Aisne et spécialisée dans la gestion de l’eau douce. Les deux expertes, Anne Gaspar et Élodie Géba, ont multiplié ces dernières semaines les démonstrations du jeu de plateau auprès des professionnels intéressés par la thématique des ressources en eau mais aussi des passionnés de jeux de société. Et d’un côté comme de l’autre, les retours ont été bons. Finis donc les prototypes avec des cartes à jouer et pions plus ou moins bricolés, les boîtes de jeu sont actuellement en cours de fabrication et le binôme féminin est impatient de les recevoir.
«Nous avons commandé un millier d’exemplaires contre 500 sur le projet de départ», se réjouit Élodie Géba, grâce au succès du financement participatif mis en place et aux pré-commandes déjà enregistrées. C’est à la suite des ateliers animés auprès de jeunes enfants mais aussi d’étudiants que le projet de créer ce jeu de société est né.
Coopération
«Je souhaitais un jeu de type coopératif», détaille Élodie Géba, elle-même adepte de jeux de société, «l’accès à l’eau est un sujet complexe mais qui nous concerne tous». Le jeu se joue avec un dé en 4 tours (comme le cycle des saisons), et chaque joueur (de 2 à 6) se retrouve le temps de la partie, à diriger un continent, le but étant qu’à l’issue du premier tour, l’ensemble des habitants dispose d'eau à boire en quantité suffisante.
Des cartes «aléas» piochées par les joueurs permettent d’aborder la question de la gestion de l’eau sous son aspect géopolitique. La série de cartes «action», propose de découvrir un panel de solutions pour régler les problèmes rencontrés. Chaque dirigeant doit donc bâtir sa stratégie en fonction d'un budget calculé sur la base du nombre d’habitants du continent. «Les chiffres sont réels», précise Élodie Géba. Autre défi à relever, cette fois pour les créatrices du jeu, proposer un produit Made in France pour un prix maximum de 40 euros. Objectif atteint, grâce au savoir-faire du fabricant Fériokryf qui livrera prochainement les très attendues boîtes de jeux…