Attentat de Mulhouse: l'assaillant présenté à la justice, ses frères et son hébergeur remis en liberté
L'assaillant, un Algérien en situation irrégulière, qui a tué au couteau samedi un passant à Mulhouse et blessé six autres personnes, aux cris d'"Allah Akbar", est présenté mercredi à la justice...

L'assaillant, un Algérien en situation irrégulière, qui a tué au couteau samedi un passant à Mulhouse et blessé six autres personnes, aux cris d'"Allah Akbar", est présenté mercredi à la justice, a indiqué le parquet national antiterroriste (Pnat).
Brahim A., 37 ans, sera présenté à un juge d'instruction antiterroriste, en vue de son éventuelle mise en examen.
L'information judiciaire a été ouverte pour assassinat, tentatives d'assassinat commises sur personnes dépositaires de l'autorité publique, violences avec arme sur des agents de police municipale, le tout en relation avec une entreprise terroriste.
"Dans le cadre de sa garde à vue, Brahim A. reconnait partiellement la matérialité des faits mais conteste toute adhésion aux thèses djihadistes", a précisé le Pnat dans un communiqué, qui a requis son placement en détention provisoire.
Ses deux frères et son hébergeur, qui avaient été placés en garde à vue, ont eux été relâchés "en l'absence d'éléments permettant, à ce stade des investigations, de caractériser leur implication dans le projet criminel terroriste", explique le Parquet.
Samedi, à Mulhouse, vers 15h45, Brahim A. a agressé à l'arme blanche deux agents de stationnement, "alors que ces derniers contrôlaient le secteur du marché", relate le Pnat.
En chemin "vers le milieu de la place du marché", il a attaqué "un passant" au couteau. Lino Sousa Loureiro, Portugais de 69 ans, est décédé.
Après être entré "dans la cour d'une habitation", il en est ressorti "un balai en main" pour "agresser immédiatement l'un des policiers".
A plusieurs reprises, "il était entendu crier +Allah Akbar+", précise le Pnat.
Dans sa fuite, il a aussi lancé plusieurs "projectiles" en direction de policiers municipaux qui le poursuivaient puis mordu l'un d'entre eux au moment de son arrestation.
Près du lieu de son interpellation, étaient saisi un couteau, un caillou et un balai.
Son "profil schizophrène détecté" lors d'une précédente procédure judiciaire, pour laquelle il avait été condamné pour apologie du terrorisme, a été évoqué comme une "cause d'explication" possible à son passage à l'acte par le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, dans la foulée des faits.
Mais un examen psychiatrique, réalisé dans le cadre de sa garde à vue, a conclu "à une absence de passage à l'acte dans un cadre délirant ainsi qu'à la compatibilité de son état de santé avec une mesure de garde à vue".
L'assaillant était sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Mais l'Algérie a refusé "dix fois" de reprendre son ressortissant, ce que le Premier ministre François Bayrou a jugé "inacceptable".
Le dernier attentat islamiste mortel en France datait de décembre 2023, quand un Franco-Iranien avait tué au couteau un touriste près de la Tour Eiffel à Paris.
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