Culture
Les cinémas lorrains veulent repartir de l’avant
C’est peu dire que l’activité cinématographique a été impactée par la crise. Après des mois difficiles pour les salles, leurs gérants entendent bien relancer leur modèle économique et culturel. L’opération Ciné Cool, actuellement en cours, est un bon tremplin. Ici, comme dans d’autres activités, il va falloir s’adapter à de nouvelles habitudes du public. Les talents et le désir d’innover ne manquent pas pour réussir le challenge.
«Nous avons envie d’aller de l’avant, de retrouver notre public.
La situation est d’ailleurs meilleure cette année que l’an passé, les gens
reviennent»,
note Denis Blum, président de l’Association des Cinémas Indépendants de l’Est.
Associé à ses collègues Eva Letzgus, présidente du Syndicat des Directeurs de
Cinémas de Rhin & Moselle et Thierry Tabaraud, président du Syndicat des
Directeurs de Cinémas de l’Est, il a lancé l’opération Ciné Cool, dont c’est la
24e édition. Les présentations se sont faites au sein de l’UGC Saint-Jean de
Nancy, avec la présence de son directeur, Alexis Fauchez. On en rappellera le
principe : avec un tarif unique de 4,50 € la séance (hors majoration 3D),
cela permet de découvrir plus de 40 films en avant-première et l’ensemble des
sorties régulières sur la période concernée. Ciné Cool propose ainsi une
programmation plurielle accessible à un tarif moyen inférieur de 30 % à
celui habituellement pratiqué. Pour le Grand Est, 68 cinémas sont partenaires,
dont 34 en Lorraine. 45 films en avant-première sont à l’affiche. Denis Blum
précise cette caractéristique propre à l’été 2021 : «L’offre est
beaucoup plus importante que les autres années, avec beaucoup de films
américains. Mais on ne peut se plaindre d’en avoir trop.» Poursuivant sur
cette analyse : «Le public fera son choix mais apparaît désormais plus
sélectif. La clientèle ne vient plus voir un film au hasard.»
Une culture cinématographique hexagonale ancrée
Ciné Cool s’articule donc jusqu’au 28 août autour d’une programmation éclectique, Blockbusters et réalisations grand public, cinéma de genre et films art et essai. Dès lors, en cette pré-rentrée, on peut légitimement s’interroger sur la santé de l’activité cinématographique hexagonale. Elle revient de loin assurément. 2020 fut une année annus horribilis. Les salles restèrent fermées durant 162 jours. Le bilan dressé par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) était sans équivoque : le nombre d’entrées avait été de 65,1 millions en 2020, soit 30 % de la fréquentation observée en 2019 - le nombre d’entrées en salles avoisinait les 200 millions en moyenne ces dernières années -. L’année 2021 avait commencé avec des cinémas aux portes closes, avant de voir le bout du tunnel. Enfin. La question d’actualité concerne l’impact du pass sanitaire sur la fréquentation des salles. Selon les données de la Fédération nationale des éditeurs de films, la première semaine de mise en place de cette sécurité sanitaire supplémentaire a fait chuter la fréquentation de - 56 %, pour remonter à - 40 % la semaine suivante. Incontestablement, on se situe sur un phénomène d’apprentissage du public. Reste à savoir maintenant combien cette phase va durer et quel sera le rythme de rattrapage de la vaccination. Une chose est certaine : le cinéma reste un divertissement prisé des Français. Il n’y a pas de raison que cela change. Une bonne toile, cela s’apprécie sans modération, avec délectation et émotions. Une déclinaison de la «French Touch», un art de vivre. Que rien au monde ne pourrait enlever.
Les villes Ciné Cool en Lorraine
Amnéville - Ars-sur-Moselle - Bar-le-Duc - Commercy - Épinal - Forbach - Freyming Merlebach - Gérardmer - La Bresse - La Vôge-les-Bains - Ludres - Lunéville - Metz - Mirecourt - Nancy - Neufchâteau - Plombières-les-Bains - Pont-à-Mousson – Raon-l’Étape - Remiremont - Saint-Avold - Saint-Dié-des-Vosges - Saint-Max - Sarrebourg - Sarreguemines - Thionville - Toul - Vagney - Verdun - Vittel.