Boulogne-sur-Mer mise sur la Course des Caps pour son économie
Cet été, Boulogne-sur-Mer veut capitaliser deux événements de renom, comme la Course des Caps, dans l'espoir de stimuler son tourisme et son économie locale, tout en renforçant son image à travers l'innovation et l'esprit d'équipe.

«Cet été, nous serons sous les projecteurs grâce au Tour de France et à la Course des Caps», se réjouit, ce Frédéric Cuvillier, maire de la ville. Ces événements de renommée internationale, où s’affronteront les meilleurs athlètes, seront diffusés à l’échelle nationale. De quoi offrir à Boulogne-sur-Mer, premier port français de pêche, une visibilité accrue. «Nous espérons que ces compétitions contribueront à dynamiser notre tourisme et à renforcer notre économie», précise l’édile. Cet impact devrait être amplifié par les réseaux sociaux, avec des personnalités comme Violette Dorange, navigatrice et skippeuse, suivie par 500 000 abonnés.
Un ponton de 336 mètres
Pour répondre aux exigences de la Course des Caps, qui verra des équipes mixtes parcourir 2 000 miles autour des îles britanniques du 24 juin au 6 juillet, Boulogne-sur-Mer a investi dans des infrastructures adaptées. Un ponton de 336 mètres a été spécialement conçu pour amarrer une quinzaine de voiliers monocoques Imoca et accueillir 1 500 spectateurs par jour. «Ce ponton sera un atout majeur pour permettre aux spectateurs de vivre la course au plus près», affirme, ce 27 mars à l'heure de présenter ce rendez-nautique, Domitille Hauwen, co-fondatrice de la course.
Ce projet fait partie d’un plan global visant à améliorer les infrastructures portuaires de la ville suite à un audit. Le besoin en infrastructures de qualité pour les grands navires tels que les vieux gréements a alors été identifié. Frédéric Cuvillier souligne que les travaux ont été lancés plus tôt que prévu pour accueillir la Course des Caps. «Boulogne-sur-Mer se doit de rester un port dynamique, capable de recevoir tous types de navires», précise l’édile.
Dynamiser l’économie locale

Bien que les retombées économiques exactes de ces événements restent à déterminer, tous les acteurs locaux sont appelés à s’engager. «Vous pouvez sponsoriser des bateaux, soutenir la course ou inviter vos collaborateurs à y participer. Ce sont des événements qui résonnent avec les valeurs de nombreuses entreprises locales», explique Gwen Chapelain, co-fondateur de la Course des Caps. L’esprit d’équipe, la compétitivité et l’engagement écologique seront des thèmes centraux cet été, des valeurs partagées par de nombreuses entreprises de la région.
Dans cette dynamique, Armel Tripon, skipper de la course, espère également contribuer à la naissance d’une filière. Il construit un Imoca en soutien à l’association Les Petits Doudou, avec des matériaux recyclés à hauteur de 65 %, une innovation dans le secteur nautique. «Nous avons utilisé du carbone périmé issu du secteur de l’aéronautique et du titan issu du médical, détaille le skipper. Le bateau est en phase de peinture et les premiers essais débuteront en mai». Les financements ont été difficiles à obtenir, «Mais c’est un projet qui me tenait à cœur», confie Armel Tripon. Cette initiative est aussi l’occasion de mettre en lumière l’importance de l’innovation, de la durabilité et de l’esprit d’équipe dans le développement économique local, des valeurs que la ville souhaite porter à travers ces événements.
Pour Aletheia Press, Lolita Péron