Décryptage

Tourisme : la Moselle profite de la montée en gamme du Grand Est

Clientèles plus internationales, visiteurs davantage tournés vers l’expérience et progression des dépenses : la nouvelle enquête marketing des clientèles touristiques du Grand Est confirme plusieurs tendances favorables à la Moselle. 

© Ville de Metz. P. Gisselbrecht. Selon cette enquête, Metz apparaît comme l’une des villes du Grand Est où les «déplacements doux» sont les plus pratiqués.

© Ville de Metz. P. Gisselbrecht. Selon cette enquête, Metz apparaît comme l’une des villes du Grand Est où les «déplacements doux» sont les plus pratiqués.

Réalisée entre avril 2024 et avril 2025 auprès de 18 000 personnes sur 190 sites, la nouvelle enquête marketing des clientèles touristiques du Grand Est dessine le portrait d’un tourisme régional profondément transformé depuis la période pré-Covid. La part des visiteurs étrangers est ainsi passée de 25% en 2019 à 37% aujourd’hui, signe d’une attractivité internationale renforcée.

Cette évolution profite particulièrement aux territoires frontaliers comme la Moselle. L’étude montre d’ailleurs que les visiteurs étrangers restent ceux qui dépensent le plus : 1 240 euros par séjour pour les clientèles lointaines, contre 780 euros pour les visiteurs issus du Grand Est.

Autre enseignement favorable au département : la Moselle figure parmi les territoires accueillant le plus de familles, les grandes métropoles régionales attirant davantage les couples. Une donnée qui confirme le positionnement familial de nombreux équipements mosellans : sites de loisirs d’Amnéville, activités de pleine nature ou équipements culturels et patrimoniaux.

Metz, symbole des nouvelles pratiques touristiques

L’enquête révèle également l’émergence de nouvelles attentes autour du tourisme durable et expérientiel. En Moselle, Metz apparaît comme l’une des villes où les «déplacements doux» sont les plus pratiqués, aux côtés de Nancy.

Cette évolution accompagne la transformation du tourisme urbain mosellan, portée par la valorisation du patrimoine, la gastronomie, la culture et les parcours de découverte. À l’échelle du Grand Est, 60% des visiteurs déclarent pratiquer des activités liées à la culture et au patrimoine, loin devant le tourisme de nature ou le thermalisme.

Le niveau de satisfaction atteint par ailleurs des sommets : la note moyenne grimpe à 8,7 sur 10, contre 8,4 avant la crise sanitaire. Plus les visiteurs multiplient les activités, plus ils dépensent et recommandent leur destination. Le Net Promoter Score régional atteint ainsi 61, un niveau particulièrement élevé dans le secteur touristique.

Dans un Grand Est qui cherche désormais à attirer des visiteurs à plus forte valeur ajoutée, la Moselle semble disposer d’atouts de plus en plus visibles.