Avec La Florelle, Boulogne mise sur les promenades en mer

À Boulogne-sur-Mer depuis le printemps 2013, la Compagnie touristique maritime boulonnaise arme La Florelle, rachetée par l’armateur Stéphan Wadoux à la compagnie vendéenne qui l’exploitait sur la desserte de l’île d’Yeu. Ce bateau-promenade est aujourd’hui inséparable de la vie portuaire boulonnaise, associé à toutes les animations (Fête de la musique, Fête de la mer, Festival de la Côte d’Opale).

L’armateur de La Florelle, Stéphan Wadoux, envisage l’acquisition d’un second navire pour étoffer son offre en 2018.
L’armateur de La Florelle, Stéphan Wadoux, envisage l’acquisition d’un second navire pour étoffer son offre en 2018.

De gauche à droite, l’armateur Stéphan Wadoux, le capitaine Vincent Baheu et l’équipage de La Florelle.

 

D’une capacité de 130 passagers, ce navire à deux ponts à ciel ouvert embarque un maximum de 98 personnes pour privilégier le confort ou, en cas d’initiation à la pêche en mer, des groupes de 25. Long de 21 m, large de 5 m 14, ce bateau en bois de catégorie 3 peut atteindre la vitesse de 14 nœuds. L’an dernier, il a accueilli à son bord, de fin mars à fin octobre, 22 000 passagers, pour des parcours allant de la visite du port de Boulogne (60 minutes) à la croisière de 4 heures jusqu’au cap Blanc-Nez, Grand Site de France, en passant par un aller-retour jusqu’à la pointe aux Oies (1 heure 30). Ces promenades sont toutes pédagogiques, commentées par le capitaine Vincent Baheu, ancien pêcheur qui a commandé, durant sa première carrière, quelque cinq trémailleurs ou caseyeurs.

L’armateur de La Florelle, Stéphan Wadoux, envisage l’acquisition d’un second navire pour étoffer son offre en 2018.

Un armateur optimiste, prêt à investir. La Florelle n’est cependant pas cantonné qu’à la sortie en mer. Il est aussi fréquemment sollicité pour des événements festifs ou familiaux, des dispersions de cendres en mer ou, à la demande par exemple de RTE-EDF, pour des travaux de bathymétrie. Mais son armateur voit encore plus loin. «J’étudie sérieusement l’achat ou la construction d’un second navire en 2018, confirme Stéphan Wadoux. Multifonctions, d’une longueur de cent pieds et d’une capacité de 250 personnes, ce nouveau bateau nous permettrait de développer l’événementiel privé ou professionnel et la petite croisière, le long de la côte et, pourquoi pas, de l’autre côté du Détroit.» Installé sur le quai à quelques mètres du Centre national de la Mer Nausicaà (qui doit bientôt doubler ses volumes d’exposition) et de l’ancienne gare maritime (qui va accueillir en 2019 un complexe de thalassothérapie), Stephan Wadoux se positionne dans une ville qui investit beaucoup sur le tourisme maritime.